DANS LE CADRE DES FABRIQUES À MUSIQUE DE LA SACEM KAHANI

PREMIÈRE PARTIE : PROJET AVEC LES ENFANTS DE L'ÉCOLE DES HAUTS-TOUPETS DE VAURÉAL
Gratuit
Le Forum, Grande Salle • Placement libre – Assis
Ouverture des portes : 19H30
Début du concert : 20H00

KAHANI EN CONCERT AU FORUM - Rendez-vous le mardi 23 mars 2027

Dans le cadre des Fabrique à Musique de la SACEM, en première partie du concert de Kahani, retrouvez les enfants de l'école des Hauts-Toupets de Vauréal.

KAHANI

Formé au conservatoire de Paris, Kahani approfondit ses connaissances de la musique, en apprenant les règles et les domptant pour qu’elles obéissent à ses mélodies intérieures. Plus que tout, il est habité d’une exigence : celle de ne jamais sacrifier la complexité des choses pour restituer entièrement leur beauté.

Son cocon musical ressemble aux décors de son enfance - des tapisseries sonores brodées aux fils d’or des notes de sa guitare, dans des enchevêtrements de couleurs inspirés de son Caucase ancestral. Il embarque son public dans traversées onirique, le plongeant dans un rêve éveillé, et se faisant leur guide dans les sinueux dédales de sa (in)conscience. Il est sur scène à l’aise comme un poisson dans l’eau ; d’ailleurs, le mouvement incessant au sein de ses morceaux rappelle celui des vagues, nous arrachant au rivage et nous y recrachant sans cesse… Car sa musique, pour lui, c’est ça : une quête perpétuelle de soi, comme une longue noyade dans l’océan tumultueux de son imagination, avant d’être déposé à nouveau, métamorphosé, sur la rive du réel.

Le rivage/l’océan le réel/le rêve la répétition/la rupture

Kahani oscille toujours entre deux mondes.

Parfois, il vit son voyage accompagné de deux, trois ou quatre musicien.ne.s. Sa musique se révèle dans toute son intensité, comme un tourbillon d'énergie déchaînée qui envahit l’espace et électrise son auditoire. Parfois, seul, il se retire dans l’intimité d’un cadre acoustique, laissant sa guitare résonner dans des lieux où chaque note devient une conversation silencieuse, un échange pur entre lui et son audience.

Kahani a l’âme d’un conteur, et ses mots résonnent comme des incantations. Son écriture est une recherche des recoins de l'âme humaine que l'on cache souvent à soi-même, mais qui, par l’art, prennent forme. Il choisit d’écrire en français, car pour lui, chaque syllabe de cette langue est une véritable signature d'authenticité. Écrire dans une autre langue aurait été une forme de distance, une manière de ne pas se dévoiler entièrement.

Il nous propulse dans un univers à la fois étrange et familier, comme si on empruntait le couloir menant à nos rêves, sans y être encore tout à fait. Comme un Charon de l’inconscient, il nous fait passer de la rive de la réalité à celle de l’inconscient, avec cette affirmation : ce qui compte, ce n’est pas la destination, c’est la traversée.